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| David KARLE Directeur d’hôpital, détaché sur un poste d’adjoint au responsable du pôle gestion publique en direction territoriale des finances publiques et responsable de la mission régionale de conseil aux décideurs publics (DGFIP), puis sur un poste de sous-directeur au service des retraites de l’État. |
Par quelle voie as-tu accédé à cette mobilité et existe-t-il des incompatibilités ?
Un peu « par hasard » au départ. Les compétences d’un directeur d’hôpital sont larges et je me suis dit que mes compétences pouvaient présenter un intérêt. J’ai donc suivi un parcours standard en recherchant des postes sur le site « choisir le service public » ou sur le JO. Cela m’a permis d’intégrer la DGFIP et de postuler en interne, sur un corps comparable d’administrateur des finances publiques, corps aujourd’hui en extinction, puis d’administrateur de l’État.
Quelles raisons t’ont motivé à envisager une mobilité hors FPH ?
Pouvoir me confronter à d’autres problématiques pour changer ma façon de percevoir les choses, et la recherche d’un enrichissement afin de développer une culture de service public transversale et complémentaire.
Cela s’intègre aussi dans un cadre personnel.
Quelles compétences spécifiques as-tu pu développer dans ce nouveau cadre ?
J’ai pu valoriser mes compétences, ce qui n’était pas gagné. Au-delà de nouvelles compétences métiers/techniques (fiscalité, comptabilité de l’État, Domaines…), j’ai surtout développé certaines compétences utiles dans mon quotidien : capacité d’adaptation, de négociation, d’analyse mais aussi une certaine perspicacité pour développer de nouvelles clés de compréhension et de rigueur pour être reconnu au sein d’une administration exigeante.
Comment tes expériences dans la FPH t’ont-elles préparé à tes nouvelles fonctions ?
Dans la FPH, nous développons une capacité d’adaptation et à travailler dans l’urgence. C’était un atout important. J’ai également pu apporter une vision différente des problématiques et élargir le champ des solutions à proposer. C’était aussi un avantage lors de négociations diverses avec les élus locaux, la préfecture, les services déconcentrés de l’État ou bien les représentants des entreprises (fédérations, chambres consulaires…).
Je me suis aussi rendu compte que nous étions davantage rompus
au dialogue social dans la FPH. Cela est aussi dû à l’autonomie de gestion
des établissements.
Comment cette mobilité s’inscrit-elle dans ton parcours professionnel global ?
Il y a une certaine continuité qui m’a permis une évolution professionnelle et de gagner en responsabilité, même si j’ai dû passer par une phase de prise de recul et de remise en question pour m’intégrer dans un nouveau collectif, en faisant preuve d’une certaine humilité.


