Nous ouvrons cette première instance collégiale de l’année par des vœux à chacune et chacun, à tous les membres de cette instance, aux personnalités qualifiées qui sacrifient de leur temps pour s’associer à nos regards croisés, aux équipes du CNG qui œuvrent pour les carrières de nos collègues. Des vœux aussi pour les travaux collectifs qui nous mobilisent.
Étiquette : Instance collégiale
Cette dernière instance collégiale de l’année est aussi l’occasion de dresser un premier bilan de l’année 2025. Nous avons connu depuis le début du second mandat du Président de la république cinq gouvernements successifs, d’une durée allant de 20 mois à 31 jours. La valse des occupants des postes ministériels, symbolisant au plus haut niveau l’inconstance de la conduite des politiques publiques, interroge sur les priorités affichées et réellement portées.
Le SYNCASS-CFDT a tenu à siéger ce jour, pour tenir sa place d’organisation syndicale représentant les directeurs d’hôpital au titre des membres consultatifs de l’instance collégiale.
Suite à la nomination d’un nouveau Premier ministre et dans l’attente d’un cinquième gouvernement depuis 2022, le SYNCASS-CFDT souhaite rappeler les alertes portées sur l’avenir du corps des D3S. Cette instance collégiale nous oblige à constater, dans la continuité des précédentes, l’attractivité désormais sinistrée des emplois de D3S, y compris dans les régions réputées les plus attractives qui ne comptent au mieux que cinq candidatures.
Cette séance de l’instance collégiale se tient 48 heures après les annonces du Premier ministre sur la trajectoire des comptes publics et les orientations énoncées sur le budget 2026. La dramatisation orchestrée depuis plusieurs semaines et le secret entretenu auraient pu laisser des surprises avec des mesures vraiment disruptives. Las, il s’agissait simplement de gagner du temps et de profiter du creux de l’été, et de ses ciels limpides, pour rameuter les vieilles lunes.
Cette instance collégiale nous permet dans un premier temps de rappeler l’attachement du SYNCASS-CFDT à un dialogue social constructif et respectueux. Nous avons démontré depuis de nombreuses années notre capacité à travailler sur les dossiers statutaires relatifs aux trois corps de direction de la fonction publique hospitalière, à une époque où la DGOS sollicitait les organisations syndicales représentant les directeurs. Mais cette époque semble aujourd’hui définitivement révolue !
A trois semaines de la période des congés scolaires d’été, le ministre de la santé vient d’annoncer lors d’une séance au Sénat de questions au gouvernement qu’une instruction transmise aux ARS allait être diffusée dans quelques jours, destinée à gérer les tensions de la période estivale, particulièrement aux urgences.
Cette séance de l’instance collégiale se tient dans une période particulièrement troublée, tant au niveau national qu’international. La « guerre commerciale » lancée par le Président des Etats-Unis n’épargne personne, elle aura nécessairement des conséquences économiques et budgétaires sur notre pays, qui s’ajoutent aux incertitudes, dont il est encore difficile de mesurer l’ampleur. Notre actualité nationale a été marquée par une allocution au ton particulièrement grave du Président de la République le 5 mars dernier, au cours de laquelle il a expliqué les menaces dont notre pays était l’objet et la nécessité que l’Europe et en son sein la France se mobilisent pour renforcer leur défense commune.
Lors de la dernière CAPN des DH le 13 mars, le SYNCASS-CFDT s’inquiétait de vents mauvais. L’actualité la plus récente n’a pas permis d’améliorer les conditions météo, à tel point que les collègues peuvent légitimement se soucier d’un climat d’exercice de plus en plus pesant.
Le SYNCASS-CFDT n’est pas coutumier de la métaphore météorologique. Pour autant, c’est bien au mauvais temps que les derniers développements de l’actualité hospitalière font songer. Certes, le PLFSS a été adopté, sans vote, dans une version moins contrainte que l’épure prévue à l’automne dernier. Dans un autre contexte, cette seule annonce aurait suffi à susciter quelque satisfaction. Pourtant personne ne trouve là matière à se réjouir tant les clôtures prochaines des comptes financiers témoignent d’une dégradation sans précédent des situations budgétaires et de trésorerie.
