Témoin
Billy Troy

Partager
Temps de lecture : 2 minutes
Billy TROY
Directeur d’hôpital. A réintégré l’AP-HP
le 1er septembre 2025 après sept ans de détachement au ministère de l’Europe
et des Affaires étrangères.
Par quelle voie as-tu accédé à cette mobilité et existe-t-il des incompatibilités ?

J’ai accédé à cette mobilité par voie de détachement sur contrat au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Dans les ambassades à l’étranger et en centrale à Paris et Nantes, c’est un ministère qui accueille de nombreux collègues détachés de différentes administrations qui viennent apporter leur expertise sectorielle : santé, économie, justice, éducation, recherche, culture, défense, police et gendarmerie. C’est une voie parfaitement compatible pour les corps de direction de la FPH.

Quelles raisons t’ont motivé à envisager une mobilité hors FPH ?

Principalement l’intérêt d’exercer des missions dans le domaine de la santé et de la recherche à l’international. J’ai occupé deux postes successifs dans deux ambassades au Moyen-Orient (Amman et Doha) pour développer les coopérations hospitalières et scientifiques avec les institutions de ces pays. C’est une expérience particulièrement enrichissante de mettre ses compétences au service de l’action de la France dans cette région du monde où les enjeux géopolitiques sont majeurs.

Quelles compétences spécifiques as-tu pu développer dans ce nouveau cadre ?

Tout d’abord une connaissance des systèmes de santé locaux et des opportunités à développer pour la coopération avec les pays concernés, mais également le lien entre les enjeux sectoriels de la santé et de la recherche et ceux de la promotion des intérêts plus généraux de la France d’un point de vue diplomatique.

Comment tes expériences dans la FPH t’ont-elles préparé à tes nouvelles fonctions ?

Mon expérience de directeur d’hôpital m’a été particulièrement utile dans mes fonctions, à plusieurs niveaux :

  • l’expertise dans le domaine hospitalier et de la santé, que j’ai apportée au sein des ambassades dans lesquelles j’ai exercé ;
  • la gestion d’équipe, dans les responsabilités managériales qui sont confiées dans les ambassades ;
  • la gestion de crise, notamment lors du Covid-19 ;
  • la communication, en particulier pour promouvoir, sous la conduite de l’ambassadeur, les actions menées avec nos partenaires locaux.
Comment cette mobilité s’inscrit-elle dans ton parcours professionnel global ?

C’est une expérience qui m’aura permis d’enrichir mes compétences et de consolider mon expérience à l’international, ce que je pourrai réinvestir à mon retour de détachement dans la suite de mon parcours dans la FPH. Elle m’aura notamment permis de travailler avec des collègues de différentes administrations (affaires étrangères, économie, police-gendarmerie, militaires), ce qui offre des regards croisés et des partages d’expériences inspirants sur nos missions respectives.