Lors de la dernière CAPN D3S du mois de janvier, le SYNCASS-CFDT formulait ses vœux pour les D3S. Force est de constater qu’aucun d’entre eux ne s’est encore réalisé. Comme en matière d’action pour lutter contre le dérèglement climatique, les pouvoirs publics choisissent de regarder ailleurs plutôt que de s’attaquer au sujet. Pire, pour les D3S, alors que la situation notamment démographique s’aggrave de jour en jour, il n’y a ni déclenchement d’un plan d’urgence, ni mesures de fond.
Catégorie : Déclaration liminaire
Le SYNCASS-CFDT aborde cette séance de l’instance collégiale en exprimant un soulagement teinté d’amertume. La liste des emplois fonctionnels attendue depuis le mois de février est enfin parue.
Cette instance collégiale s’ouvre sous le signe d’une impatience grandissante et d’un découragement profond. Alors qu’en 2024 avait été acté le passage simultané au RIFSEEP des trois corps de direction, les D3S attendent toujours l’ouverture des discussions. Deux ans plus tard, rien n’a bougé. Entre-temps, les écarts avec le corps des DH se sont creusés en raison de la réforme statutaire, accélérant le risque déjà élevé de fuite des D3S vers ce corps.
Si plusieurs points sont à l’ordre du jour de ce CCN, un seul requiert l’avis de cette instance : l’arrêté relatif aux modalités d’organisation du vote électronique pour les élections professionnelles de décembre prochain. Ce projet de texte a été travaillé en amont lors du groupe de travail mis en œuvre par le CNG, dédié aux élections professionnelles. Le SYNCASS-CFDT s’y est pleinement engagé et poursuivra son implication dans les réunions de travail à venir.
Cette séance de la CAPN DH s’ouvre quelques jours après une séquence caniculaire d’une durée et d’une intensité sans précédent aussi tôt dans l’année. Météo-France a annoncé par ailleurs que le printemps météorologique, correspondant aux mois de mars à mai, a été le plus chaud depuis 1900, soit depuis que les mesures de températures existent.
Cette séance de l’instance collégiale se tient à la suite immédiate du salon SantExpo lequel a permis de mettre en lumière toutes les préoccupations des professionnels face aux grandes questions d’avenir qui touchent le monde de la santé.
L’instance de ce jour a un menu inhabituellement resserré. Les commentaires sur le nombre et la répartition des candidats et sur l’attractivité différentielle des postes proposés n’auraient donc que peu de pertinence s’appliquant à un si faible volume. De ce fait, le SYNCASS-CFDT concentrera son propos liminaire sur les éléments d’actualité statutaire en lien direct avec le fonctionnement de l’instance collégiale.
Monsieur Frédéric PIGNY, nouveau directeur du CNG, à qui nous souhaitons la bienvenue, va présider une instance collégiale D3S qui, sans surprise, ressemble à s’y méprendre aux précédentes. Elle témoigne une fois de plus du manque criant d’attractivité des emplois supérieurs D3S. Quatre postes sur vingt-deux n’ont reçu aucune candidature. Seulement cinq postes en recueillent trois ou plus.
Cette première CAPN de l’année 2026 ne comportait initialement aucun dossier à l’ordre du jour en dehors de la présentation de bilans relatifs à la procédure disciplinaire, la recherche d’affectation et le recours sur évaluation. Le SYNCASS-CFDT tient à saluer la volonté du directeur général du CNG de maintenir cette instance en dehors de tout point nécessitant un avis, car il est essentiel pour nous, représentants des personnels de direction, de préserver un espace de dialogue social avec le CNG et les représentants de notre ministère.
Si le contexte d’exercice des équipes de direction est par nature sujet à des hauts et des bas, les occasions d’être résolument optimistes sont rares, plus encore quand la situation internationale est plombée par l’incertitude et l’inquiétude. Alors qu’il semble que les déficits hospitaliers se soient légèrement contractés en 2025, d’après la FHF, le conflit au Proche-Orient ravive les craintes d’un retour de l’inflation et de tensions d’approvisionnements en matière énergétique.
